Difficultés d'aborder les RPS pour les Entreprises

Extrait de  Les RPS liés aux dysfonctionnements relationnels

Conférence Novembre 2013 - Salon ELOISE - La Réunion

 

DIAPO 11      


    Conséquences sur les entreprises    

 

Vous comprendrez, en lisant ces facteurs, pourquoi 

 42% des représentants de l’encadrement estiment plus difficile d’aborder les RPS que d’autres questions de santé ou de sécurité ;

et que seulement 26% des entreprises européennes ont mis en place des procédures pour y faire face. (Christa SEDLATSCHEK, directrice de l’AESS, dans le magazine « Travail & Sécurité » N°743 de octobre 2013).

 

Les décideurs butent sur :

  • les dimensions individuelles et subjectives (relatives au « psycho ») car, je vous le rappelle, pour une même situation de travail, les ressentis des personnels peuvent être très différents. Certains vont jusqu’à dire que l’entreprise n’est donc pas responsable.
  • Or ils en oublient souvent d’y associer la dimension « sociale », relative quant à elle aux dysfonctionnements relationnels et organisationnels.

Selon la manière dont les contraintes de la situation de travail sont gérées, en fonction des moyens disponibles, de la manière de les utiliser, et de l’aide apportée (par la hiérarchie, les collègues), cela n’a pas du tout les mêmes effets sur les personnes.

 

C’est donc l’ensemble qui doit être analysé.

 

Il faut s’intéresser à la fois à ce que les personnes font, pensent et ressentent pour ensuite formaliser les RPS. (cf. diapo 12  Pistes de solutions)

 

 

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le STRESS, KEZAKO ? Domptez-le!

Extrait de  Les RPS liés aux dysfonctionnements relationnels

Conférence Novembre 2013 - Salon ELOISE - La Réunion

 

DIAPO 9   

Le STRESS,  KESAKO ???

(initialement théorie de Hans Selye 1956)

Le stress résulte d’un ressenti physique et psychologique, personnel et propre à chacun, faisant suite à une situation interprétée instinctivement comme inadéquate, difficile, voire dangereuse.


Nos hormones s’emballent et nous permettent de réagir pour notre survie ou protection. La conséquence est que les réactions ne sont le plus souvent pas adaptées aux réponses à faire dans le cadre professionnel et génèrent des émotions vives.

Ce qu’il est important de retenir, c’est que le stress se déclenche par le biais  d’interprétations psychologiques dont l’origine est une situation ou une accumulation d’évènements diverses et variés, voire de challenges, qui peuvent :

- être pensés en positif comme la naissance d’un enfant, une promotion, une réussite, une nouvelle responsabilité, qui vont générer de la joie, du bonheur, une excitation, une motivation… mais aussi la peur d’échouer !

- ou être pensés en négatif comme la perte de ses clefs, un embouteillage, la peur face à un entretien d’embauche, etc. qui produisent de la crainte, de la peur, des angoisses… voire un sentiment d’échec ou de nullité !

 

DOMPTER LE STRESS

Or, aujourd'hui, il existe tout un panel d'attitudes de Bon sens et de méthodes qui permettent, chacune, d'apprendre à "répondre" avec plus de justesse aux situations stressantes, et non plus "réagir" instinctivement sans mesurer l'impact sur soi et l'entourage. Cf. "Le Kit minute du Manager. Les 50 clés du management relationnel" page 101.

  • Dormir et Siester : pour récupérer, pour rêver et créer et trouver des solutions, pour mémoriser, et tout simplement parce que c'est vital ! Une sieste de 10 à 30 min suffit. C'est juste déconnecter et se laisser aller au moment où votre corps et votre cerveau l'exigent. Et il est possible de la faire même au travail. Il vaut mieux se poser quelques minutes pour retrouver un peu d'énergie plutôt que d'accumuler les erreurs, l'énervement, l'irritabilité et de "pourrir l'ambiance" de toute une équipe. Et arrêter de culpabiliser, c'est épuisant !

  • Manger sainement en se faisant plaisir, en fonction de ce que votre corps, votre cerveau, et votre coeur ont besoin : Stop aux régimes non suivis par un médecin ! Ou un psychologue pour ceux qui ont des troubles de l'alimentation ou des addictions.

  • Faire du sport, bouger, s'étirer : pour oxygéner votre cerveau et votre corps, pour éliminer les toxines, pour réduire les tensions voire les maux grâce aux hormones du bien être que vous produirez... Tous les sports apportent des bienfaits, maintenant certains permettent une meilleure maîtrise de soi et de ses émotions (Arts martiaux en général, Aïkido, Taï Chi, Qi Gong, Yoga, tous les sports aquatiques car l'eau détend naturellement, la marche, etc.).
  • Respirer : ressentez votre respiration dans toutes vos activités, quelques minutes par jour suffisent à générer un état de méditation pour faire le calme en vous et au final gagner en énergie et en clarté, en plasticité cérébrale... Voir la Méditation de la pleine conscience ou Mindfulness Based Stress Reduction de Jon Kabat-Zinn; ou la sophrologie ou la relaxation...
  • Se faire tripoter, masser, papouiller par des personnes de confiance, proches ou professionnels : les contacts physiques, le simple Hug ou étreinte ou embrassade, des gestes tendres... apportent des stimuli sensoriels qui envoient des messages psychologiques d'amitié, d'amour, de confiance qui rassurent, mais aussi par la stimulation de certains neurones initient la production d'hormones du bien être. On peut aussi s'auto-masser, effectuer un palming sur les yeux et le visage, activer les points d'énergie grâce au Dien chan.
  • Avoir des relations sexuelles de qualité. Certains pensent que sur ce point il faut de la quantité. Honnêtement chacun fait comme il veut, et chacun a ses propres besoins. Si vous le souhaitez, nous pourrons en parler plus tard... ^_^

  • Visualiser, imaginer les situations qui vous sont stressantes. Faire cette série d'exercices :

    • Tout d'abord vous mettre dans une position agréable (allongée si possible), fermer les yeux, vous relaxer grâce à la respiration, vous détendre corporellement.
    • Puis commencer par une image mentale d'un objet simple que vous avez vu juste avant de faire l'exercice. Si vous le voyez (les yeux toujours fermés), pouvez-vous en voir les détails, le décrire.
    • Alors vous pourrez passer à l'évocation d'un souvenir. Ressentez-vous les émotions liées à ce souvenir, entendez-vous les sons, sentez-vous les odeurs, etc (faites appel à vos sens).
    • Revenez au présent maintenant, ressentez votre corps sur le support, voyez-vous le support dans l'ensemble de la pièce, voyez-vous les objets et meubles de la pièce.
    • Enfin, restez détendu et préparez-vous à imaginer la situation qui vous stresse. Construisez cette situation telle que vous souhaitez la vivre dans le meilleur des cas possibles. Commencez par visualiser et ressentir les moments qui précèdent cette situation. Vous êtes prêt à intervenir calme et détendu. Vous avez avec vous tout ce dont vous avez besoin : les documents, outils, ordinateur, etc. Respirez. Puis continuer en évoquant l'arrivée au travail ou devant un public. Respirez. Souriez. Regardez autour de vous. L'ambiance est excellente, accueillante, les personnes présentes vous sourient, votre travail ou votre intervention est important, vous apportez à tous. Vous êtes à votre place! Etc... continuez sur cette bonne lancée en étant le plus positif possible et en préparant chaque détail. Vous verrez ça fonctionne assez bien. Et le jour J vous serez plus posé, calme, donc vous aurez une attitude reconnue comme étant  professionnelle. Pour les exercices en entier, il faut venir me voir... ;)

  •  Apprenez à vous exprimer en positif, avec un vocabulaire affirmatif, une syntaxe simple et concise, des précisions dans vos arguments, une structure organisée selon la stratégie de communication et l'objectif visé. Apprenez à interagir et à répondre grâce aux "Amortisseurs de la relation" en étant positif, diplomate et constructif. Voir les précisions dans la Communication Positive©
  •  3 plaisirs par jours minimum, et bien sûr Rire
  • A vous d'inventer vos Actions contre le stress  

 

 

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RPS Définition

Extrait de  Les RPS liés aux dysfonctionnements relationnels

Conférence Novembre 2013 - Salon ELOISE - La Réunion

 

DIAPO 10     

     Précisons ensemble ce terme « psychosociaux ».

Pour Alain Labruffe  dans son ouvrage intitulé « 70 tableaux de bord pour la qualité de vie au travail » aux éditions AFNOR :

-    " Psychoest relatif aux phénomènes propres à une personne et au fonctionnement psychoaffectif qui l’anime en réaction à son histoire, son environnement physique et à son entourage social.

En fait, chacun de nous interprétons sans cesse les évènements auxquels nous participons en fonction de notre histoire, et nous réagissons en fonction de nos attentes, besoins, contraintes, désirs, exigences… tout un alphabet dans une valise !

-      " Sociaux " étiquette l’ensemble des phénomènes interpersonnels qui en découlent quand plusieurs personnes se retrouvent en groupe (notamment en termes de rôles, de statuts, de rivalités, de coopération, de leadership, d’émulation, de pouvoir, de rituels, de dynamique de groupe, de cohésion…).  Vaste champ des facteurs qui peuvent mettre en ébullition un groupe et qui constituent autant de risques d’explosion et de dysfonctionnements.

Ainsi, comme nous les présentons dans un ouvrage (Le Kit minute du Manager. Les 50 clés du management relationnel) publié chez AFNOR en Novembre 2013, les RPS recouvrent les risques professionnels liés au contenu, aux conditions et aux relations de travail pouvant porter atteinte à l’intégrité physique, à la santé mentale et au bien-être des différents acteurs de l’organisation.

 

Aujourd’hui, le Ministère du travail (www.travailler-mieux.gouv.fr) précise que les RPS « recouvrent en réalité des risques professionnels d’origine et de nature variées (on va dire plurifactoriels), qui mettent en jeu l’intégrité physique et la santé mentale des salariés et ont, par conséquent, un impact sur le bon fonctionnement des entreprises.

On les appelle "psychosociaux" car ils sont à l’interface de l’individu et de sa situation de travail ».

 

L’INRS (Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles) comme l’ANACT (Agence nationale pour l’Amélioration des conditions de travail) regroupe sous le vocable RPS :

  • les violences internes (commises au sein de l’entreprise par des salariés : conflit, brimades, harcèlement moral ou sexuel…),
  • les violences externes (commises sur des salariés par des personnes externes à l’entreprise),
  • les formes de mal-être, de souffrance, de malaise   ressenties par les salariés,

 

Quelles sont alors les conséquences pour les entreprises?

 

 

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Causes retenues de la souffrance au Travail

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Conférence Novembre 2013 - Salon ELOISE - La Réunion

 

DIAPO 8   

Causes Retenues

En fait, pendant longtemps, les causes retenues furent associées au travail physique et à son impact : d’abord sur l’efficacité et le rendement des salariés, puis sur la santé des personnels (Accidents du travail ou trajet,  Troubles Musculo-Squelettiques, etc). 

Depuis une trentaine d’années est apparue la notion de « stress » (initialement théorie de Hans Selye 1956) comme un fléau s’abattant sur les entreprises par l’intermédiaire de la souffrance au travail ressentie par les personnels quel que soit leur poste.

En contrepoint surgit une demande : celle de la qualité de vie au travail (Ripon 1982).

 

D’après l’Agence Européenne pour la Santé et la Sécurité (ou Agence de Bilbao), interview de Christa SEDLATSCHEK, directrice de l’Agence de Bilbao, dans le magazine « Travail & Sécurité » N°743 de octobre 2013 :

- " le stress est le deuxième problème de santé lié au travail le plus fréquemment rapporté en Europe, après les TMS "

- et " 50 à 60% de l’ensemble des journées perdues peuvent être attribuées au stress lié au travail et aux RPS " .  

 

Maintenant le « stress » n’est qu’un aspect des RPS,

et ce serait réducteur de ramener tous les RPS aux résultats de personnels « stressés ».

Le stress joue un rôle indéniable, mais n’est pas le seul facteur ni la source des dysfonctionnements de l’entreprise ou de l’organisme public.

 

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L'Iceberg des RPS

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DIAPO 7    

Attention Danger !

Voici un dessin simple à comprendre.

L’aspect émergent de l’iceberg est médiatisé par l’ensemble des Troubles ergo-psychopathologiques (TEP©) : des « accidents du travail », des « troubles musculo-squelettiques », des « affections respiratoires liées à telle pollution », des « maladies nosocomiales » dans les hôpitaux, du « stress » mais aussi par « la violence au travail », le « mal-être au travail » ou encore la « souffrance au travail », voire le « burn out » et le « suicide au travail » qui apparaissent lorsque notre iceberg fond en surface et bascule.

 

D’après le Ministère des affaires sociales et de la santé : « Chaque année, près de 10 500 personnes meurent par suicide, soit 3 fois plus que les accidents de la circulation, et environ 220 000 tentatives de suicide sont prises en charge par les Urgences hospitalières.  20% des personnes interrogées estiment que leur geste est uniquement de nature professionnelle ». 

D’après un médecin du travail participant à une étude sur le sujet en 2012 : « Si le travail occupe une si grande place dans les tentatives de suicide, c’est parce qu’à travers lui le salarié va chercher une construction identitaire, fondamentale pour son équilibre.

Bref, quand le travail dérape, c’est toute l’identité sociale qui vacille.

Et pour des raisons les plus diverses : problèmes d’organisation (réorganisation, changement de poste ou de chef), conflits avec la hiérarchie (sur les valeurs, les engagements non tenus, les critiques professionnelles), violence verbale, surcharge de travail ou encore souffrance éthique et isolement… » (Magazine Santé et Travail d’octobre 2012).

 

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